Feb 27

Yannick Manuri, blogueur et professionnel du marketing Web, nous a exposé hier une mise en demeure qu’il a reçue d’une régie qui lui reproche d’utiliser son nom, sa marque de commerce, dans le cadre d’une campagne de liens commandités sur Google AdWords.

Bien que les lignes éditoriales soient claires à ce sujet, il est possible de se positionner sur la marque de commerce dans la mesure l’annonce n’est pas à caractère négative et diffamatoire, le point qui me touche dans ce genre de pratique est l’aspect éthique d’une telle stratégie. Les annonces de Espresso Interactif sont très générales et l’on pourrait aller jusqu’à dire pertinente, dans la mesure ou le message est adapté.

Le message est adapté…

C’est ce qui me chicote en fait. On s’entend que d’adapter un message pour se positionner sur la marque de commerce d’un compétiteur n’est pas difficile à faire.

Est-ce que c’est brillant ou est-ce que c’est démagogue ? Est-ce que l’on ne se convainc pas un peu par l’aspect stratégique de la chose pour se dire que finalement, on a le droit ?

Mon point de vue est que si des entreprises compétitrices d’envergure, avec d’importants budgets, tentaient de s’accaparer du trafic ne leur étant pas destiné par de pareilles pratiques, les annonces commandités de Google deviendrait rapidement vide de sens et d’intérêt.

Finalement, je n’ai rien contre Yannick ou Espresso… je suis même un de ses fervents lecteurs. Je souhaite simplement soulever le questionnement, la réflexion sur ce sujet qui semble revenir année après année.

Qu’en pensez-vous ?

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Jan 21

C’est Michel Leblanc qui m’a inspiré ce billet, m’apprenant qu’Electronic Arts (EA) introduira mettra à l’essai de nouveaux modèles d’affaires pour son prochain jeu en ligne: Battlefield Heroes. Le jeu sera rendu disponible gratuitement pour le téléchargement en ligne tandis que les biens virtuels seront au centre, entre autres, de la rentabilité du déploiement associé à la production du jeu.

Voici l’heureux mélange de deux modèles d’affaires émergents, le “Free” et les biens virtuels. Ça me rappelle les premières tendances à laquelles j’ai été exposées, un peu plus jeune, lorsque j’étais adepte des jeux vidéo. Je me souviens que des personnages, des objets et des armes, du jeu Diablo étaient mis en ventes sur eBay. Je me rappelle aussi les premières traces de l’intégration du modèle de bien virtuels pour les mobiles, les opérateurs nous offrant l’achat d’une sonnerie.

Trève de souvenir.

Aujourd’hui, la Corée du Sud se positionne comme le pays étant le plus important consommateur de biens virtuels. Pas plus loin que l’an dernier, le gouvernement a imposé une taxe sur les biens virtuels. Et il s’en passé des choses côté Internet sur le continent asiatique. Les derniers indicateurs laissent croire que la Chine deviendra sous peu le plus gros marché d’utilisateurs d’Internet.

Nous sommes de plus en plus exposé à ces modèles et plus particulièrement à cause de l’entreprise qui a su en tirer profit comme aucune autre, le géant de Mountain View… Google.

Petit moteur deviendra grand.

Aujourd’hui, Google représenterais plus de 85% des parts du marché associées aux moteurs de recherche. C’est principalement avec Google Documents que le géant de Mountain View a lancer une pierre dans le pavé, plus grosse que celle lancé par le projet Open Office, devenant ainsi un rival important de la tant détestée Microsoft et de sa suite Office.

Quand on regarde l’industrie de la musique et du cinéma, Radiohead en étant précurseur pour la musique et Jackass pour le cinéma, que pensez-vous de l’avenir réservé à celle-ci en rapport avec le concept de “gratuité” et de la vente de biens virtuels ?

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Dec 13

C’est le constat et la tendance qui ressort de l’indice de commerce électronique au Québec, présenté par le Cefrio conjointement avec l’agence Internet V2L2 et l’agence de sondage SOM.

Steph Guérin lançait justement une piste de réflexion, la semaine dernière, sur un billet qui finalement, semble une prémonition à l’annonce de la tendance de cet indice. En gros, la France dame le pion au Québec, qui autrefois était en avance, sur le marché de la francophonie par rapport aux développements Web.

L’analyse que j’en ai faite tournait autour de la place importante qu’a prise le développement Web pour mobile, là où France à toujours été à l’avant-garde. Aussi, j’amenais le fait que nous avons été passager du train du développement Web de la première ère, que nous avons un peu souffert du crash de certaines entreprises Web et qu’il était on ne peut plus normal d’être prudent sur l’arrivée de ce que l’on appelle le Web 2.0, qui implique des changements et de nouveau coût de développement.

Mixer tout ça ensemble et vous obtenez l’effet de cause de l’indice du Cefrio.

Les usagés naviguent, les habitudes sont bonnes et la confiance revient. C’est beaucoup moins impliquant pour un usagé de faire une transaction en ligne que pour une entreprise de développer de nouvelles structures, orienté vers la nouvelle réalité d’Internet : l’accessibilité de la création de contenu, le partage d’information, la collaboration, le Web 2 quoi!

Néanmoins, je crois qu’il ne faut pas être alarmiste. Personnellement, je sens actuellement au Québec une volonté de renouvellement, d’intérêt de plus en plus soutenu pour le Web marketing. L’année 2007 aura été une année charnière pour le Québec qui a peut-être regardé passer le train, pour s’assurer qu’il ne déraillera pas au premier virage.

Je crois que le Québec se prépare pour être à la prochaine gare.

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