Je me suis glissé comme spectateur pour entendre les discussions de la table ronde sur le Web intitulée “Vivre ou non le Web ?”, présenté à la Salle Albert Rousseau dans le cadre de l’exposition des finissants du département de Techniques de communication du cégep de Sainte-Foy. Les trois acolytes qui s’exposais face à ces futurs travailleurs du domaine des communications ne m’étaient pas inconnus, il s’agissait de la blogueuse Isabelle Lopez, de Philip Boumansour de Percute Technologies et de Mario Asselin de Opossum.
Malgré mon arrivée quelques minutes en retard, le débat en cours était fort intéressant à savoir qu’il faut aujourd’hui considérer les actions que l’on pose sur le Web, qu’il faut y soigner son image autant que celle de tous les jours puisque l’accessibilité de l’information diffusée vous concernants fait en sorte que vous êtes potentiellement vulnérable face aux gens qui s’intéressent à vous, que ce soit dans un cadre privé ou professionnel. Le Web est un médium de diffusion de votre self-branding, du Moi inc. pour reprendre l’exemple d’Isabelle tiré du conférencier Sylvain Boudreault.
Le Web n’est plus une vie virtuel ou l’on pouvait s’y fabriquer une identité. Avec le temps, il est devenu une extension de votre vie, une nouvelle dimension pour reprendre les mots de Mario Asselin. C’est un point de vue qui est fort intéressant et surtout, c’est un enseignement que nos jeunes doivent appliquer dans leur “relation” avec la dimension Web de leur vie.
Dans cet ordre d’idée, une étudiante a soulevé un excellent questionnement sur l’éventualité de voir des identités virtuelles conçues et montées de toutes pièces pour être revendues à des intérêts marketing ou publicitaire. Je crois que c’est en effet un phénomène à surveiller dans les prochaines années. Imaginez, monter une identité, un site ou un blogue, une renommée de spécialiste et le tout bien articulé par des experts du Web et de professionnels en relations publiques. Ce serait un travail colossal mais la portée potentielle sur l’influence d’une marque ou d’un produit pourrait en valoir la chandelle.
May 21st, 2008 at 10:23 am
Ça en revient un peu à ce qu’on jasait quand je te parlais de mon projet de maîtrise. Cependant, je crois qu’il faut faire attention à ça. Oui le web s’émice de plus en plus dans notre mode de vie, mais il ne pourra jamais remplacer l’expérience vécue. Il pourra tout au plus être un outil permettant d’orienter notre discours personnel afin de modifier (ou non) la qualité d’une expérience vécue.
Mais ce fait n’est absolument pas nouveau, ça doit faire déjà plus d’une décénie que ainsi.
Par contre, là où ça devient intéressant, c’est avec les moyens mis à la disposition des gens, ou des corporations, pour développer le “self branding”.On vit dans une société qui consomme énormément d’images, je parle ici de toute représentation que peut se faire l’être humain, que ce soit visuel ou mental. Avec le web et ses outils c’est tellement facile de modifier sa propre image pour créer le discours que l’on veut. Et encore plus, avec le web, il n’est même plus nécessaire de garder une cohérence avec le discours matériel (de la vie matérielle, à l’opposée de virtuelle). Cependant, ce n’est pas à la portée de tous de développer un “self branding” qui va vraiment fonctionner, qui va vraiment pouvoir orienter un discours et modifier l’agir (ou non) des gens, car après tout c’est un peu ce que l’on cherche à faire en se créant une image. Il faut être en mesure de prévoire toutes les possibilités cognitives chez le sujet observateur (ou consommateur de l’image proposée), on parle ici de possibilités exponentielles, donc des mois de travail avec une armée de monde, ou avec un génie.
M’enfin, ça se discute mal dans un commentaire de blog…
LeMarquement vôtre