Alimenté par un débat chez la copine Isa et croisé avec un intérêt soulevé par la durée exceptionnelle que semble avoir ce « buzz » que j’aurais cru éphémère, j’ai flanché et suis devenu Twit : j’ai installé Twitter.
Voilà déjà un bon moment que je lis sur Twitter, que partout dans mon entourage on semble s’adonner au Twit et qu’on me rabat les oreilles sur le concept de micro-blogging.
Twitter est assurément l’évolution de la messagerie instantanée et ce qui est intéressant de constater, c’est la façon dont elle a évoluée.
De l’identité virtuelle à réelle.
Je me souviens des débuts de Messenger, où tous avaient des pseudonymes et où les gens hésitaient à se créer une adresse courriel avec leur nom réel. Ce réseau privé où les gens avaient quelques contacts généralement personnels et privés avec qui ils échangeaient de temps à autre.
Petit à petit, on a senti une ouverture plus grande, la perdition de l’identité virtuelle au profit de celle bien réelle. Les courriels et les pseudonymes se sont remplacés par des noms identifiables dans un bottin téléphonique. Nous sommes passé du réseau familial et d’amis proches à un réseau social plus large, d’amis disons plus occasionnels et ultimement des connaissances.
Ses jeunes qui veulent tous être des stars.
Une nouvelle génération née dans un monde où la surexposition est au centre de l’attention médiatique et où l’on a plus besoin d’être réellement quelqu’un d’exceptionnel pour attirer l’attention et avoir droit à ses deux minutes de gloire. Le Web est se facilitateur (MySpace, Youtube, le blogue, Facebook…) qui permet à tous d’avoir leur espace où ils se croient libres, lus, regardés, écoutés et appriéciés. Chercher à combler un manque ou un désir d’attention de ses proches par l’intérêt potentiel de purs inconnus.
Plus près du blogue ou de la messagerie instantanée ?
Je dirais au blogue pour la trace publique laissée mais plus concrètement, j’associe le phénomène de Twitter à une habitude qui a été créée par les utilisateurs de la messagerie instantanée qui modifiaient leurs pseudonymes en y ajoutant un statut personnalisé. D’abord un endroit utilisé pour afficher un message d’intérêt général ou une adresse de site, il est devenu au fil du temps un espace plus personnel, plus émotionnel.
Alors, selon vous, plus au blogue ou plus à la messagerie instantanée?
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3 Responses to “L’expérience de la messagerie instantanée narcissique : 24h dans la vie d’un Twit”
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1. Isabelle Says:
April 7th, 2008 at 11:59 pmOuais, j’ai vu que tu venais tout juste d’embarquer! T’en fais pas, t’arrives juste une semaine après Michelle Blanc!
Bienvenue ce monde fascinant! Je crois sincèrement que le principe Twitter sera l’un des canaux de communication les plus utilisés et pour un bon moment!
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2. NormalGeek Says:
April 8th, 2008 at 9:37 amHey Jo,
Chui plutôt d’accord avec ta position… J’ai d’ailleurs fait un p’tit post là-dessus.
Mais ça permet en un courriel de changer ton topic MSN, Facebook, Blog, etc… Ça par contre, c’est pas à négliger !
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3. PhilG Says:
April 11th, 2008 at 11:35 amQuoique Twitter est surtout été adopté par les tops techno bloggeurs au départ (Scoble vs Calacanis ;-), Twitter risque selon moi de devenir un moyen de communication plus proche de la messagerie instant pur la majorité des gens.
Se créer un feed RSS avec les Twits de tous ses amis (plutot que contacts) permet de voir en un instant le statut de tous. Sur Facebook, je n’en vois que 4 environ sur la page d’accueil, sur MSN je vois les status des gens connectés, les autres ne sont pas updatés si la personne n’est plus en ligne. De plus, je ne peux pas consulter l’historique des status.
Je veux savoir ce qui se passe avec mes chums Aujourd`hui, je consulte le RSS Twitter à partir de mon mobile et voilà.
Je veux laisser savoir à mes chums ce qui se passe de mon bord, I twitter it. Simple, rapide et efficace.We will check facebook once a day and our twitter feed every 2 hours

April 8th, 2008 at 9:26 am
[...] tendance à être plutôt d’accord avec sa position… jusqu’à un certain point. C’est vrai que le besoin d’attention, surtout [...]